CAMAJU en Croatie en 2005

LE MERVEILLEUX VOYAGE EN CROATIE
DE CAMAJU
DU 27 MAI AU 19 AOUT 2005

Départ du Cap d’Agde vendredi 27 mai

Après la dernière matinée au collège, nous prenons notre ultime repas de terrien à la maison, Guy notre sympathique voisin qui s’occupera du gardiennage de la maison pendant notre absence (piscine, tonte du gazon etc) nous emmène au bateau comme prévu avec nos derniers bagages.
Nous contactons par la VHF Guy et Herta de SEAWITCH ainsi que Claude et Colette de ESSAIME, les deux autres équipages qui seront nos compagnons de route.
Nous partons à 14 h 30 vers Porquerolles, c’est le début de la grande aventure. 
Pendant les 120 MN nous n’aurons pas de vent ou très peu et de face, c’est donc avec le ronron du moteur que nous effectuerons cette traversée. Notre première nuit en mer sans histoire, le matin à hauteur du cap Sicié Claude nous alerte, il a des ennuis de moteur, baisse de régime puis arrêt complet. Guy qui se trouve plus près de lui décide de le prendre en remorque compte tenu de l’absence de vent et du danger que la dérive lui fait courir, quant à moi qui suis plus en avant, je continue ma route pour prévenir les autorités de la situation et préparer l’accostage du bateau en panne à son arrivée dans le port.

Le samedi 28 mai nous arrivons à Porquerolles à 12 h, le ponton visiteurs est presque vide et nous avons le plaisir de retrouver nos amis de l’APAC Jacky et Hélène, Maïté et René, Lulu toujours solitaire sur son bateau, ils font une croisière vers la Corse la Sardaigne et la Sicile. Ils nous aident à accoster. Nous attendons Seawitch et Essaime jusque 16 h, ils arrivent enfin et peuvent s’amarrer sans difficultés. Pour clôturer cette journée, nous allons nous promener dans les pins, Julie et Manon profitent d’une petite plage pour se baigner.

Dimanche 29 mai. Nous sommes obligés d’attendre lundi pour la réparation du bateau de Claude. Ce midi c’est le départ pour Ajaccio de nos amis de l’APAC , c’est aussi la fête des mères, Catherine se voit offrir par les filles un petit ourson en peluche, acheté dans le plus grand secret pendant le voyage scolaire en Angleterre, il deviendra la mascotte du bord !

L’après-midi, nous montons jusqu’au fort Ste Agathe où nous découvrons un panorama superbe sur l’île, ses mouillages, la mer et les magnifiques forêts de pins.

Lundi 30 mai. Nous attendons que le bateau de Claude et Colette soit réparé. 
Nous prenons la mer à 11 h, la météo n’est pas très favorable mais nous ne voulons pas perdre un jour de plus, notre planning pour la Croatie vue la distance doit être tenu. Coût du port : 31 € la nuit, 1 € 50 pour une douche. L’eau est rationnée et coupée une partie de la journée.
A la sortie du port, nous découvrons une mer un peu agitée qui forcit encore après le passage ouest de l’île, nous subissons toute la nuit un vent de force 4/5 avec des rafales de force 6, une mer assez agitée avec des creux jusqu’à 2 m mais heureusement ce vent se situant _
arrière nous permet de naviguer sous voiles et de ne pas trop subir les assauts des vagues par contre nous sommes bien secoués, impossible de nous reposer, nous veillons tous les deux toute la nuit.

Mardi 30 mai. Nous arrivons à BONIFACIO après une petite inquiétude, l’accès du port est caché par un gros rocher qu’il faut contourner pour s’engager dans le chenal, derrière nous un gros ferry qui nous rattrape.
Il est 16 h 30 nous allons vers le ponton sur lequel Guy arrivé largement avant nous a réservé des places pour que nous puissions être côte à côte.
Il faudra trois tentatives, l’accès du ponton est étroit, pour nous mettre enfin sur pendille cul à quai.

Malheureusement pendant la manœuvre de mise en place de la pendille, Catherine glisse sur une gaffe et se foule la cheville ! 
Nous voilà dans de beaux draps. Je cours à la station de taxis la plus proche et nous filons vers les urgences qui heureusement sont juste à côté du port.
Le diagnostique confirme nos craintes, il s’agit bien d’une entorse.
Il faut foncer à la pharmacie, trouver des béquilles, les attelles de contention et obtenir avec bien du mal que Catherine soit lâchée des urgences avec obligation de resté immobilisée 15 jours.
Nous décidons de continuer la croisière. Nous ferons les filles et moi le nécessaire pour les courses et la navigation.
Le soir nous retrouvons Jacques et Denise Dufournaud, d’autres croisiéristes de l’APAC en route vers l’île de Malte nous les croiserons de nouveau 2 fois pendant notre voyage de retour.

Mercredi 1er juin. Catherine béquille jusqu’à la laverie avec les filles, retour par la supérette et achat d’une coppa dans une boutique artisanale, nous pourrons nous régaler au moins pendant 15 jours. Pendant ce temps je m’occupe : lavage du bateau et remplissage des réservoirs. A midi délicieuses côtes d’agneau que nous faisons sur le grill. L’après-midi, je monte avec les filles à la citadelle, la côte est dure mais la vue vaut vraiment le détour. Catherine ne pouvant se déplacer, elle en profite pour faire du repassage, je fais un maximum de photos que nous lui montrons en redescendant. Le soir nous sommes invités par Claude et Colette en remerciement pour notre accompagnement pendant la traversée, la première nuit en mer pour Colette c’était son baptême du feu il y en aura d’autres ! Nous reviendrons à Bonifacio, le port est très bien desservi en commerces de toutes sortes, laverie, supérette, boucherie, pharmacie, hôpital, station de taxis, glaçons etc… de surcroît il n’est pas cher, la nuit à 22,25 € la douche 2 €.

Jeudi 2 juin 14 h. Nous quittons le port de Bonifacio, le vent est au rendez-vous force 4/5 et nous tirons des bords bien agréables dans les bouches entre les îles Lavezzi. A 18 h nous passons le phare de Sta Maria au large des îles sardes direction Arbatax. Nous resterons bord à bord avec Seawitch jusque 20 h, Essaime reste loin derrière nous. 23 h le vent tombe complètement, nous devons remettre le moteur. Nous croisons de nombreux ferries, cargos et bateaux de pêche. Vers 8 h nous avons droit à un joli ballet de dauphins devant notre étrave, c’est aussi un des charmes de ces voyages. Nous arrivons au port d’Arbatax à 11 h 30, nous passons par la station service et complétons notre plein, en route pour les pontons, nous amarrons sans histoire. Nous profitons de l’après-midi pour nous reposer, ce port ne présente aucun attrait touristique mais on y trouve tout le confort, eau électricité sur les pontons, douches le tout pour 15 € la nuit. Peu de commerces mais un calme parfait et un personnel tout à fait compétent, bonne adresse pour une future escale de transition à 110 MN de Bonifacio.

Samedi 4 juin. Départ d’Arbatax en direction de l’ile d’Ustica, petit grain de riz en méditerranée juste avant les îles Eoliennes. C’est la plus longue étapes (180 MN), temps très calme au départ nous commençons cette longue route au moteur, vers 16 h nous pouvons envoyer les voiles avec un vent de SSW force 4 à 5 qui nous mène sur un bon rythme et dans une mer bien formée jusqu’à l’arrivée au port dimanche 5 juin à 15 h 30. Pour l’accostage c’est une autre histoire très peu de places (6) aussi bien pour se garer que pour manœuvrer, il nous faut faire 3 essais pour y arriver avec beaucoup d’énervement, coincé comme des sardines entre un gros voilier et un bateau promenade, j’ai toujours très peur dans ces conditions un peu limites d’abîmer le bateau, ce n’est heureusement pas le cas. Le lendemain nous visitons le village, très mignon avec sa petite placette, ses petites supérettes et ses maisons souvent décorées de fresques en mosaïques. Beaucoup de fleurs et de verdure à cette époque de l’année. De retour au bateau où nous avons laissé Catherine, nous découvrons pompiers et médecins à 2 bateaux du nôtre,

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il s’agit d’un accident de plongée, le pauvre diable est mort, ça fait une drôle d’impression ! L’après-midi je retourne faire une grande marche sur les petites routes de l’île elle est minuscule nous pourrions presqu’en faire le tour à pieds. Sur proposition d’un pêcheur Guy, Herta, Claude et Colette invitent les filles à faire un tour en barque dans les grottes, une petite arnaque du pêcheur qui demande au retour 10 € par personne ce qui n’était pas tout à fait le tarif prévu au départ.
A 20h un taxi camionnette nous amène au restaurant, nous suivons en scooter Guy et moi volontaires nommés d’office, le taxi étant trop petit, nous sommes huit. Délicieux repas de viandes et poissons bien arrosé par un excellent vin du pays, nous en commanderons quelques bouteilles, elles seront livrées sur le bateau le lendemain matin. Une excellente soirée pour tous !
Le port est gratuit, il n’y a ni eau ni électricité en payant nous avons pu obtenir de l’eau non potable (même pas pour faire le café à cause du goût) 10 € pour les trois bateaux.

Mardi 7 juin. Je fais encore quelques courses avec les filles avant le départ. Nous partons à 13 h 30 notre ancre est emmêlée avec une autre chaîne, c’est la galère, heureusement une annexe vient nous donner un coup de main et nous pouvons enfin quitter ce port charmant qui lui ne voulait pas nous lâcher. Le vent vient de notre arrière, trop faible, nous essayons nos voiles sans succès et nous résignons à mettre le moteur.
La mer est un peu agitée, nous roulons bord sur bord, nous essayons le meilleur compromis avec la GV, le moteur et le meilleur cap. Cette traversée est pénible mais deux évènements exceptionnels viennent atténuer cette mauvaise impression.
Vers 18 h 30 et pendant une bonne vingtaine de minutes nous assistons à un ballet d’une trentaine de dauphins se relayant pour nous offrir de nombreuses figures acrobatiques, plus belles les unes que les autres, sous nos applaudissements et nos cris d’encouragements, tous les quatre debout à l’avant du bateau, une vraie folie, que du bonheur ! Pour Julie la spécialiste qui a visité Marine Land d’Antibes avec son école, beaucoup mieux que ce qu’elle avait vu !
Le lendemain matin au levé du jour, à l’approche du petit goulet qui sépare les deux îles éoliennes de Vulcano avec ses fumerolles et de Lipari, à l’horizon le soleil levant, une image d’agence de voyages, une invite à partir, une merveille, nous en prenons plein les yeux, impossible de faire plus beau, il faudrait figer le temps et l’espace ! Sous le charme, nous en oublions de faire une photo !

Mercredi 8 juin. Nous arrivons à la marina Nettuno de Messine à 13 h après 84 MN de traversée. Nous y trouvons un amarrage sans problème. Seawitch et Essaime se sont arrêtés à Lipari et nous avons prévu de nous retrouver à la Roccella. Nous pouvons enfin prendre une bonne douche et partir en ville pour faire un peu de ravitaillement. Le port est très bruyant, situé en pleine ville, de plus il se trouve juste dans le passage des ferries, ça bouge beaucoup, l’impression d’être en pleine mer ! 

Une douche pour les hommes, une douche pour les femmes, c’est peu. Beaucoup de grandes surfaces, beaucoup de banques, nous sommes dans une grande ville de passage entre l’Italie et la Sicile. Il faut faire le plein à pieds à une station en face de la marina, 20 litres de gasoil par bidon, 1 bidon à chaque bras, dur dur !

Jeudi 9 juin. Journée de repos, quelques sms, petits bricolages, lessive pour Catherine, la routine, nous repartons demain de bonne heure. Prix de la nuit 28 € douche 5 € 

Vendredi 10 juin. Départ de Messine 6 h direction la Roccella Ionica 68 MN plus loin. Mer mauvaise, vent de face en plus nous avons deux averses, pas vraiment sympa la traversée ! Nous arrivons à 19 h 30 l’entrée du port est un peu délicate, mais nous commençons à bien la connaître, nous amarrons sans problème comme d’habitude cul à quai sur pendille. Les équipages d’Essaime et Seawitch sont arrivés, épuisés par une nuit et une journée de mer mauvaise. RDV 20 h 30 pour aller au restaurant, nous y dégusterons une délicieuse assiette de poissons et calamars frits, les puces prennent comme d’habitude une pizza , ici vendue au mètre, encore une bonne soirée. 

Samedi 11 juin. Catherine décide de partir à petits pas faire des courses avec Manon, un automobiliste voyant son handicap, s’arrête et propose de les déposer au supermarché, elles acceptent volontiers, le supermarché est loin, sympa ces italiens ! La chance ne viendra pas deux fois, le retour se fait sous le soleil. Je profite de ma matinée pour faire ma vidange, je revêts ensuite ma combinaison de plongée et fais une inspection de ma coque, je découvre un gros sac poubelle enroulé autour de mon hélice, je remets les choses en ordre, je fais également un tour sous la coque de Seawitch, je trouve une bonne longueur de fil de pêche autour de l’arbre moteur du bateau, cadeau d’Herta suite certainement à un virement de bord imprévu. Pour Essaime il y aura également un sac de supermarché autour de son hélice. Ma petite tournée aura été bien fructueuse.
L’après-midi je vais avec les filles à la citadelle de la Roccella, la côte est dure, le chemin est bien balisé et protégé, le monument vaut le détour, la vue sur la ville et l’immense plage presque déserte à cette époque de l’année, magnifique, nous ne regrettons pas l’effort de la grimpette.

 Nous rencontrons à la Rocccella Jean-Jacques et Françoise du Cap d’Agde (nous avons le même bateau) ils sont accompagnés de quatre autres bateaux en route également pour la Croatie, sur un parcours différent du nôtre. La croisière est aussi une occasion de nombreuses rencontres.
Le port de la Roccella que nous connaissons depuis l’année dernière est tout neuf, pontons, bornes eau et électricité (non raccordées), grâce à un robinet collectif, nous pouvons avoir de l’eau potable à volonté, ce qui nous permet de prendre de supers douches sur les pontons, de faire des lessives, mais impossible pour l’électricité, ce n’est pas grave nous faisons tourner le moteur une heure par jour c’est suffisant. Cette marina n’est pas terminée, le tarif en est gratuit !
Nous supposons que le financement a été fait avec des fonds européens qui ne sont peut-être pas tous arrivés ! Une aubaine pour les plaisanciers de ce coté de la méditerranée. Nous y faisons toujours des rencontres. L’Est de la côte italienne est très peu fréquenté malgré ses plages de sable immenses, elle est aussi moins belle que la côte Ouest beaucoup plus rocheuse.Dimanche 12 juin. Départ 6 h pour le port de Crotone distant de 61 MN nous faisons cette étape en compagnie de la flotte Jean-Jacques et Cie ce qui fait 8 bateaux en mer. Nous ne nous sommes pas concertés, c’est le hasard ! Jusque 10h pas de vent c’est le moteur qui fait le travail puis le vent se lève et monte en puissance de SSW jusqu’à la force 5 nous terminons sous voiles cette traversée.
Nous arrivons à 16 h, prenons du carburant, nous trouvons en fond de port une mauvaise place, le quai est très haut les installations sont bricolées, l’amarrage est difficile, beaucoup de vent, 2 tentatives pour y arriver. Essaime se trouvera en travers contre le quai pendille sous la coque il faudra _ h pour le sortir de cette mauvaise passe. Nous ne repasserons pas par ce port à note retour, trop triste, trop sale, pas de chance nous sommes dimanche pas un seul commerce n’est ouvert nous ne pourrons pas avitaillé le bateau. Tarif 20 € c’est raisonnable mais ça ne vaut pas plus !Lundi 13 juin. Nous partons à 6 h direction Santa Maria di Leuca 68 MN. Nous sommes toujours 8 bateaux. Calme plat, nous attendons le vent au bruit du moteur, le temps est couvert. 7 h 30 un nouveau ballet de dauphins à la proue du voilier, on ne se lasse pas de ce spectacle qui dure pendant près de 20 minutes. 

De nouveau des dauphins vers 10 h et toujours pas de vent. La méditerranée est une mer ou il y a trois vents : « le trop de vent, le pas de vent, le vent contraire » comme disent certains marins. Le vent se lève enfin force 3 de sud, nous envoyons les voiles et gardons un souffle de moteur pour ne pas perdre trop de temps, l’étape est longue. A 18 h nous arrivons à Sta Maria, la marina nous accueille il y a de la place, la flottille de Jean-Jacques se gare sur la droite dans le port de pêche à côté des chalutiers, places gratuites mais sans eau ni électricité et bien souvent à couple. Quelques courses, une bonne douche, pas beaucoup de temps pour visiter, nous verrons pendant notre voyage de retour, la route est longue il faut éviter de perdre du temps dans les ports. Nous repartons demain matin 6 h. Tarif de la nuit 33 € douche 1 € avec minuteur (il faut faire vite.) 

Mardi 14 juin. Départ vers le port de commerce de Brindisi pour une nouvelle étape de 63 MN nous sommes victimes d’une absence de vent pendant toute la traversée qui se fait donc totalement au moteur. Pendant cette traversée nous devons éviter une importante zone de tir en service, si je suis là pour le raconter, c’est qu’il nous ont raté ! Nous arrivons à la Léga Navale après 11 h de moteur. Excellente marina de la ligue de voile italienne, tout le confort, eau électricité, supers douches propreté impeccable, un tarif défiant toute concurrence : 15 € la nuit ! Catherine part à la recherche d’une supérette et trouvera grâce à une bonne dame qui l’amènera en voiture. Nous décidons avec Claude et Colette de nous rendre à Brindisi en bac demain matin.

Mercredi 15 juin. Nous prenons le bac pour nous rendre sur l’autre rive visiter Brindisi, il fait très chaud, quelques beaux monuments, nous découvrons un grand marché de fruits et légumes et une supérette en bas du boulevard Garibaldi, tout ce qu’il faut pour faire un bon avitaillement. Je laisse l’équipe à la supérette et pars en quête de gaz, je ne trouverai pas mon bonheur, le seul chip du coin ne fait pas le modèle qu’il me faut.
Le soir nous dînons avec Claude et Colette au restaurant de la ligue navale Guy et Herta trop fatigués ne nous accompagnent pas. Entrées de fruits de mer à volonté mais une seule assiette, risotto de poissons et crevettes, glace en dessert. Un bon repas pas cher du tout, la ligue italienne une adresse à retenir.

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Jeudi 16 juin. Départ pour Dubrovnik à 9 h nous partons avec un bon vent NNW force 4 au près serré, nous resterons sur cette allure le vent adonnant régulièrement puis descendant en F3 puis F2 à 18 h, nous remettons le moteur en route. Nous voyons encore de nombreux groupes de dauphins au cours de cette traversée. A 5 h du matin nous apercevons la terre, à 9 h 30 nous entrons dans la passe de Gruz (port de Dubrovnik) après 125 MN de navigation, nous amarrons pour les formalités d’entrée en Croatie. Pas beaucoup de contrôles, pas de visite du bateau, juste des documents à remplir pour la police et les douanes. Nous sommes autorisés à circuler librement pendant une durée de trois mois et pour la modique somme de 1688 kunas soit 234 €. A 11 h nous pouvons abaisser notre pavillon Q (jaune) et nous amarrer dans la marina de Gruz. Pour parvenir en Croatie nous aurons parcouru 1086 MN en 3 semaines jour pour jour.
Nous voilà sur place, cette première journée est consacrée à visiter Gruz, repérer les commerces, faire connaissance avec le grand marché de plein air. La marina est située juste le long de l’artère principale de la ville nous sommes tout près des arrêts de bus bien pratique pour nos déplacements vers la vieille ville de Dubrovnik et notre approvisionnement en gaz (il y a 30 km à faire pour trouver une station de remplissage de nos bouteilles de gaz).

Samedi 18 juin. Nous prenons le bus pour la vieille ville, nous passons une partie de la journée à visiter, nous prenons un rafraîchissement à une petite terrasse située en dessous des remparts à flan de rocher avec une vue magnifique sur la mer. A midi nous mangeons une pizza dans un resto à l’ombre d’une ruelle très typique. Nous rentrons au bateau en début d’après-midi sans avoir fait les remparts, un peu trop dur pour la cheville de Catherine, pas encore tout à fait remise. La vieille ville de Dubrovnik est une des plus belles d’Europe, entourée de remparts et de fortifications construites aux pieds de la montagne à pic de la mer adriatique, de superbes monuments, des palais, des églises, des couvents, des fontaines (il fait très chaud, elles sont les bienvenues), un dédale de ruelles pavées de pierres blanches, des places immenses. Un monde interdit aux voitures, domaine des flâneurs, Dubrovnik est un mélange du raffinement vénitien et de l’esprit slave.
Nous reprenons le bus dans l’après-midi pour procéder aux rechargements de nos bouteilles de gaz. Une dame très aimable nous fait descendre à la bonne station, nous indique le chemin, pas facile de s’y rendre.

La station service se trouve au bout d’un chemin de terre un arrêt de bus plus loin que celui indiqué dans le guide Imray, nous n’aurions jamais trouvé. Le problème résolu, nous rentrons au bateau.

Dimanche 19 juin. C’est la fête des pères, Julie et Manon m’offrent du nougat, l’ordinaire est amélioré nous mangeons à midi du poulet rôti avec des frites et de la salade. Nous gonflons les annexes et en route pour les îles, il est 15 h.
Nous quittons Dubrovnik avec un pincement au cœur, tellement de belles choses, y reviendront nous un jour ? Le port de Gruz n’est pas terrible, il n’y a pas de douche, pas d’électricité, l’eau est à la demande et payante, nous avons été incommodé par les relents des égouts qui se déversent directement dans le port. Par contre, nous sommes au cœur de ville, près des stations de bus et de taxis l’office du tourisme est en face, l’emplacement est idéal pour l’avitaillement sauf pour le gasoil qu’il faut allé chercher en bidons dans une station service. Le tarif est raisonnable nous avons payé 15 € la nuit eau comprise.
Nous prenons la mer, il fait beau, le vent de force 4, direction la côte du vieux Dubrovnik pour admirer les remparts vus de la mer, c’est vraiment très beau. Ne rêvons pas trop, le vent nous rappelle à l’ordre en montant rapidement force 6, je roule le génois, prends 2 ris dans la GV, moteur en route, nous prenons la direction de Lopud nous ne nous arrêterons pas à Kolocep comme prévu, le mouillage sud-est de Lopud est beaucoup mieux protégé de ce coup de vent de nord-ouest. Nous arrivons au mouillage à 19 h pas de problèmes il n’y a que trois bateaux. L’ancre accroche bien 6 mètres de fond juste devant la petite plage.

Lundi 20 juin. Une matinée de beau temps chaud, baignade générale, visites à nos voisins Essaime et Seawitch. Les filles prennent l’annexe et vont reconnaître les rochers qui bordent le mouillage sous la surveillance de Claude qui les accompagne. Je profite de cette matinée pour visiter ma coque et nettoyer la ligne de flottaison qui en a bien besoin après le séjour en eau trouble de Gruz. Midi couscous préparé par le chef Catherine puis petite sieste dans le cockpit. A 16 h nous allons sur la plage, nous laissons nos annexes pour effectuer la traversée de l’île à pieds par une route forestière, la côte est rude et la descente également, nous arrivons rapidement au village,

l’île n’est pas bien grande (2 km) ! Au XVIème siècle il y avait pourtant 30 églises et 2 monastères, il n’en reste pas grand-chose, une vieille église 2 ou 3 hôtels et encore quelques belles maisons de pierres, les touristes sont un peu moins nombreux depuis la dernière guerre, ils reviendront vite. Nous prenons un verre en face de la mer beaucoup plus agitée de ce coté-ci, achetons du pain, des boisons et retour au bateau. Nous y sommes à 18 h. petites douches sur la plage arrière du bateau repas du soir et veillée devant les étoiles, presque le paradis ! 

Mardi 21 juin. Nous quittons Lopud à 9 h 30 direction le parc naturel de Mljet distance 28 MN. Nous parcourons cette étape à un petit train de sénateur, nous ne sommes plus pressés, le plaisir de tirer des bords dans le petit temps, F2/3 WNW de temps en temps nous remettons le moteur puis de nouveau la voile.

 

Nous arrivons dans notre nouveau mouillage par 5 mètres de fond de vase et posidonies, le site est superbe beaucoup de verdure sur une mer très claire. Premier tour à terre en annexe pour les poubelles et renseignements sur la visite de cette île protégée. Ce sera pour demain.

Mercredi 22 juin. Le matin de bonne heure courses sur le port, 2 supérettes, une boulangerie, ce qu’il faut pour avitailler. Nous rentrons à bord bien chargés, une famille de quatre personnes, ça mange beaucoup, pour la petite histoire nous utilisons un sac poubelle chaque jour ! L’après-midi à l’heure convenue, nous sommes au rendez-vous pour prendre le minibus qui doit nous transporter au lac salé. Hélas, il est déjà parti avec une autre fournée de clients. Nous décidons de faire la route à pieds, ce n’est pas très loin, nous payerons le même prix, le tarif est forfaitaire pour l’ensemble de la visite. Une bien jolie promenade dans cette zone très boisée et surveillée (risques d’incendies). Nous arrivons après une bonne demie heure de marche à l’embarcadère de Pristaniste, nous prenons un bateau promenade qui nous dépose sur l’îlot sainte Marie, une seule construction, 

un monastère Bénédictin qui invite au recueillement et à la retraite. Quel havre de paix. Seuls bruits les stridules des cigales remède au stress auquel devraient songer les médecins. Plus de bénédictins, Napoléon les aurait chassé de ce lieu enchanteur. Une balade hors du temps dans un cadre d’harmonie et de sérénité. Nous rentrons cette fois avec la navette, enchantés de cette escale à Luka Polace qui a la réputation d’être le meilleur mouillage de la région. Selon la légende, c’est sur cette île que la déesse Calypso aurait retenu Ulysse pendant 7 ans.

Jeudi 23 juin. Nous quittons Mljet pour Korcula, pas de vent, très beau temps, nous faisons la totalité du parcours au moteur. 14 h nous arrivons à la marina ACI, pas de problèmes de places. Nous prenons le temps de manger puis Catherine et Julie se mettent en route pour une laverie, pendant ce temps avec Manon nous faisons une grande toilette à CAMAJU qui en a bien besoin. Le soir nous buvons l’apéritif sur le bateau de Guy et Herta puis nous retrouvons autour d’une table. Au menu, cevapcici, il s’agit de viande haché avec des oignons, 135 kunas (20 €) pour nous quatre. Guy nous offre le vin. Encore une soirée bien sympathique.

Vendredi 24 juin. C’est la Saint Jean les filles me font un beau dessin (humoristique) et nous décidons de manger au restaurant dans la vieille ville. Nous faisons des courses dans la journée, nous trouvons de tout mais très cher, nous sommes dans une île et il y a le transport par bateau. Je profite d’un peu de temps libre pour faire un reportage photos sur la vieille ville c’est encore une perle de la Croatie, des ruelles étroites avec de grands escaliers, des petits restos un peu partout, une cathédrale vraiment magnifique et toujours beaucoup de vieilles pierres, de bâtiments bien conservés ou restaurés. Comme prévu le soir, nous mangeons dans un restaurant typique, un décor de voûtes sculptées, un chœur de 5 chanteurs accompagnent cette soirée. La note pour quatre, 212 kunas (29 €). 
Le port pour 2 nuits 606 kunas soit environ 45 € la nuit.

Samedi 25 juin. Nous partons à 10 h pour le mouillage de Lovisce, joli coin, l’eau est très claire, baignade générale, nous pêchons des oursins que nous goûterons à l’apéritif, essais pas concluant, probablement une variété non comestible !!!!!

Dimanche 26 juin. Nous partons à 10 h vers l’île de Hvar, le temps est très beau pas de vent, nous faisons les 11 MN au moteur, nous mouillons dans la baie, le port est tout petit.

L’île de Hvar se situe entre Korcula et Brac, elle est considérée comme l’une des plus belles du monde amplement visitée par la jet-set, c’est le St Trop de la Croatie, le port est minuscule, il a gardé tout son caractère et il faut que nous bougions de notre mouillage 3 fois en 2 jours pour permettre à de gros yachts de s’amarrer. Hvar est une ville magnifique, dominée par son fort agrandi par Napoléon, la cité est interdite aux voitures, la place centrale est bordée d’immeubles élégants qui laissent apparaître de nombreux détails architecturaux liés à l’époque vénitienne. Les eaux limpides au ras des quais, les belles dalles calcaires lustrées, de nombreuses ruelles en escaliers, la proximité des plages et des îles, voilà bien des raisons d’être séduit par ce port ancien.

Lundi 27 juin. Nous visitons la ville et sa grande place et nous décidons de monter voir la citadelle la vue de la haut est superbe. Au retour de cette promenade nous faisons les courses pour compléter l’avitaillement du bateau. Une petite anecdote, au retour d’une de nos promenades sur l’île comme d’habitude nous accrochons l’annexe à l’arrière du bateau et n’y pensons plus. Dans la journée nous découvrons que l’annexe a disparu, en regardant partout dans le port Catherine finit par découvrir la vagabonde, sagement rangée sur la rive entre deux barques de pêcheurs, pour notre chance le vent est avec nous. Nous hélons Essaime, Claude arrive avec son canot et m’aide à récupérer la fugueuse que nous avions mal accrochée. Cela ne se reproduira plus, nous avons eu une grosse frayeur.

Mardi 28 juin.
 Nous levons l’ancre à 9 h en direction de l’île de Vis. Mer d’huile et grosse chaleur nous mettons le moteur, le vent étant portant nous déroulons notre génois. 3 h plus tard, nous sommes en vue du mouillage que nous avons choisi. Une bonne baignade pour les équipages,

le coin paraît bien tranquille et nous en profitons. Vers 19 h un bateau du port vient nous encaisser le droit de jeter notre ancre (60 kunas) et nous demande de nous déplacer, la raison invoquée, le retour dans la nuit d’un gros bateau de pêche. Impossible de relever l’ancre bloquée au fond après bien des essais infructueux, prêt à en faire le deuil, je relâche un peu plus de chaîne, passe dessus et la remonte enfin en la prenant dans le sens inverse. Nous cherchons une nouvelle place et nous faisons jeter par les autres plaisanciers ! Bien énervé, je décide de rallier le port. J’ai une autre surprise, je pars avec Seawitch en remorque (Guy n’est pas content) ma chaîne d’ancre est emmêlée dans la sienne, nous bataillons un bon moment avec ce matériel récalcitrant et finissons par nous libérer. Nous pouvons enfin gagner le port. Il ne reste guère de places, nous arrivons à nous amarrer entre deux bateaux et là nouveau malheur, il n’y a pas de pendille à cette place, elle est cassée. Après quelques palabres nous pouvons nous mettre à couple avec notre voisin. Bien des galères pour cette journée, c’est un endroit que nous garderons en mémoire ! 
Vis est encore peu fréquentée par les touristes, interdite aux visiteurs jusqu’en 1992 car base militaire pendant la seconde guerre mondiale, l’ile servit de refuge à la résistance contre l’occupation italienne et les nazis de 1941 à 1943. Les partisans établirent leur quartier général dans une grotte de la colline de Hum, c’est de la que Tito coordonna ses actions avec les alliés (surtout les anglais) qui utilisaient Vis comme base militaire. Après la libération l’île fut dévolue à la marine Yougoslave qui l’évacua au moment de la reconnaissance internationale de la Croatie en 1992. La nature y est donc très préservée, l’île est encore peu visitée.

Mercredi 29 juin. Nous retournons sur le mouillage et retrouvons nos camarades de croisière, décision est prise de partir sur le port de Komiza pour visiter la grotte bleue qui se trouvent sur la petite île de Bisevo très proche, c’est entre 11 h et 12 h que la visite est la plus captivante les rayons du soleil pénètrent à l’intérieur à travers une ouverture sous marine et parviennent à illuminer de bleu, de mauve les parois de la grotte, les produits immergés prennent une couleur gris argent. Il paraît que c’est beau. La matinée est déjà bien avancée, ils ne pourront pas être à temps sur le site. Ils partent, nous décidons de rester sur le mouillage et de bien profité de la baignade.

Nous rentrons au port au début de l’après-midi, quelques courses à faire et tout de même une petite visite de la ville s’impose. Beaucoup de grosses maisons inhabitées ou peu entretenues, les militaires ne sont plus là ! Il n’y a pas beaucoup de travail sur ce petit bout de terre, un peu de culture et de pêche.
Le port est rendu très inconfortable par le passage du ferry une fois par jour, en saison ce sera deux fois et le deuxième beaucoup plus dangereux que le premier, nous en ferons la mauvaise expérience sur la route du retour (c’est dans ce port que nous ferons notre sortie) notre passerelle de débarquement sera détruite par un gros remous et Catherine au désespoir. Prix du port 25 €.

Jeudi 30 juin. Nous quittons Vis pour le petit port de Starigrad de nouveau sur l’île de Hvar, la mer est mauvaise, le vent force 5/6 nous avançons avec seulement le génoispendant la première partie de cette traversée puis le vent se calme et il faut remettre le moteur. Le port se trouve au fond d’une grande baie très étroite et encaissée, nous arrivons à 13 h, place sans problème sur pendille, eau et électricité le tout pour 25 € c’est parfait. 
Starigrad est une petite ville typiquement dalmate, authentique, sympathique, très bien située puisque toute proche de la presqu’île de Kabal qui constitue un des sites les plus majestueux de l’île de Hvar. 
Il fait toujours très chaud, il fait plus de 30° à l’intérieur du bateau, nous profitons de l’après-midi pour nous promener dans les ruelles pittoresques et d’une propreté incroyable. Nous retrouvons Essaime et Seawitch qui arrivent un peu après nous, Seawitch se mettra au mouillage, possible dans ce port.

Vendredi 1er juillet. Nous partons vers l’île de Brac à 9 h, vent force 3 à 4 de NW, la mer est belle un petit peu de brume, distance 14 MN, nous arrivons à la marina ACI de Milna à 12 h. La marina est super, dotée d’un bar, d’un restaurant, d’une machine à glaçons (à noter très rare dans la région) douches et sanitaires impeccables pour un prix tout de même de 45 € la nuit.
L’île de Brac : c’est la troisième île de l’Adriatique par sa taille, la première par sa plus haute montagne. Elle est couverte d’un manteau végétal méditerranéen, la végétation est très dense, pinèdes (surtout pins d’Alep), maquis, collines rocailleuses traversées par des ravins, débouchant dans la mer par des criques de galets et des petits ports secrets.

Jusqu’à présent très eu d’endroits ont été défigurés par les excès des architectes et des promoteurs.Le tourisme balnéaire a de nombreux atouts pour se développer à condition qu’il respecte l’environnement. Les carrières de Brac sont connues depuis la période romaine et encore en service aujourd’hui, une carrière et 9 usines assurent la production, il y aurait des réserves jusque l’an 2200, la pierre de Brac durcit au contact de l’air, sa pureté n’a d’égale que son originalité, elle a servit dans l’édification de nombreux bâtiments célèbres, le palais de Dioclétien à Split, des grands monuments de Vienne et Budapest, le Reichstag de Berlin, le théâtre de Milan ainsi que la maison blanche.
La petite ville de Milna ne présente pas de curiosités particulières, on y trouve à peu près tout pour l’avitaillement du bateau, une supérette, un petit marché couvert de fruits et de légumes de saison avec le matin un marchand de poissons, nous lui achèterons 2 bars avec lesquels nous nous régalerons. Le poisson est une denrée rare en Croatie, la viande également, il est très dur de trouver des boucheries qui sont de toutes façons très peu achalandées.
L’après-midi de notre arrivée nous découvrons un agneau en train de cuire sur un gros barbecue juste en face de notre bateau, nous aurons ce spectacle pendant les trois jours de notre escale à Milna. Nous ne pouvons résister à cette tentation et décidons d’aller le soir même au restaurant pour y déguster la bête, nous passons comme d’habitude une très bonne soirée, le petit vin du pays n’y étant sans doute pas étranger. 

Samedi 2 juillet : La météo est mauvaise, nous décidons de rester au port. Guy et Herta décident de partir quand même à Split pour récupérer leur fille et son ami venus passer une dizaine de jours de croisière familiale.

Malgré l’installation d’une trinquette, ils doivent renoncer et rentrer rapidement au port, Corinne et David viendront nous rejoindre par leurs propres moyens. Ils arrivent dans l’après midi, nous faisons connaissance et ils emmènent promener les filles, leurs offrent une glace, ce sera la deuxième du jour, Colette en ayant déjà offert une le matin !

Dimanche 3 juillet : La météo empire encore, un avis de Bora est annoncé. Nous décidons de prendre le ferry pour nous rendre à Split, L’équipage de Seawitch décide de ne pas nous suivre et de rester à Milna. Nous partons avec Claude et Colette prendre le bus qui nous dépose à Supetar petite bourgade plus au nord de l’île de Brac, le port est desservi par une ligne régulière de ferries, nous en profitons et sommes rendus à Split vers 10 h 30 après une petite traversée bien ventée mais très agréable la visite de la vieille ville peut commencer.
La ville de Split vaut le détour, imaginez une ville de près de 3000 habitants installés depuis plus de 1600 ans dans les restes grandioses d’un palais construit par Dioclétien un des derniers empereurs romains. La ville se découvre à pieds en glissant sur les dalles en calcaire lustré, chaque monument raconte une histoire, chaque palais possède ses secrets que nous découvrons en observant l’architecture, la couleur et l’âge des pierres, c’est unique et c’est ce qui fait tout le charme de cette cité, les périodes se superposent les unes aux autres, d’une manière parfois insolite, c’est un joyau de l’Adriatique. Seul le cœur de la vieille ville est à visiter les faubourgs qui l’entourent sont sans charme et sans attrait.
Le palais de Dioclétien noyau de la vieille ville est un petit carré de 200 m sur 150 m qui abrite un labyrinthe de ruelles avec des restes de remparts. Ce palais fut érigé en l’an 300 après JC, il réunit tous les avantages de la villa romaine et l’aspect défensif d’un castrum romain. Nous visitons le palais et les sous-sols encore en cours de dégagement. Nous mangeons dans une pizzeria recommandée par le guide du routard (pas déçu). Nous reprenons le ferry pour Supetar vers 16 h, il faudrait plusieurs jours pour faire une visite approfondie et nous ne disposons pas d’assez de temps ! 
En attendant notre bus qui doit nous permettre de rentrer à Milna, nous faisons une courte visite à cette coquette station balnéaire blottie au fond de son port, les constructions restent basses pas de gigantisme ici les élus veillent au respect de l’environnement et à une scrupuleuse propreté, un vrai plaisir de se promené dans ce genre d’endroit. Le guide du routard nous conseille une visite du cimetière, nous la faisons, la vue est imprenable nous dominons toute la baie. Les monuments funéraires sont magnifiques, beaucoup de fleurs et d’espaces verts.

Retour en bus par une toute petite route en lacets, là aussi la vue est extraordinaire, la performance de notre chauffeur aussi, les courbes sont tellement prononcées qu’il faut s’y reprendre à deux fois pour les négociées, nous croisons les doigts et arrivons sains et saufs à Milna.

Lundi 4 juillet. Départ de Milna pour le mouillage de Trogir, nous arrivons vers 16 h mauvaise tenue du mouillage, l’eau est douteuse le vent fort, nous sommes à côté du chantier naval très bruyant, ce n’est pas la joie.
Trogir est une cité médiévale inscrite au patrimoine mondial de l’humanité petite île reliée à la terre ferme par deux ponts, l’un au nord, l’autre au sud. C’est une étape obligatoire entre Split et Sibenik. C’est tout le moyen âge dalmate concentré dans une ville musée. La ville a longtemps vécu comme une forteresse côtière, les portes de la cité étant fermées chaque soir, les retardataires devant s’abriter dans une petite maison (aujourd’hui le marché aux poissons). Au cours de cette première nuit de mouillage, l’ancre dérape et il faut repositionner le bateau dans le noir.

Mardi 5 juillet. Nous rejoignons la terre en annexe avec l’équipage d’Essaime et celui de Seawitch pour faire la visite de la ville et quelques courses. La ville est superbe, de très beaux bâtiments en bon état d’entretien ou de restauration, il n’y a pas de ruines comme à Split mais on sent le soin apporté à la conservation du patrimoine. Déjà beaucoup de touristes malgré l’heure matinale.
Nous trouvons un grand marché bien approvisionné ainsi qu’un supermarché, que demande le peuple ? Même si nous visitons nous devons aussi manger. La pluie menace, il est temps de rentrer au bateau. L’après-midi Julie et Manon font le tour des bateaux en annexe pour récupérer les poubelles, elles sont ravies, Claude ira les récupérer en annexe moteur car elles galèrent au retour avec un bon vent de face.

Mercredi 6 juillet. Départ pour la marina de Rogoznica, c’est une étape de liaison, la marina est exceptionnelle de luxe et de confort, nous passerons une nuit dans cet abri très cher (61 €) pour récupérer du mauvais mouillage de Trogir, le lendemain matin nous rejoindrons Essaime et Seawitch au mouillage. Nous avons également le plaisir de retrouver à ce mouillage la bande de Jean-Jacques du Cap d’Agde avec sa petite flotte de cinq bateaux. Une deuxième journée de calme et de bain de mer. Nous invitons les deux bateaux pour l’apéritif, seul Essaime viendra, Guy et Herta sont invités par des amis au restaurant à Primosten pendant que nous mangerons en compagnie de Claude et Colette des tagliatelles sauce bolognaise.

Jeudi 7 juillet. Nous partons pour la petite ville de Primosten, il est 9 h la mer est agitée, le vent entre 15 et 20 Nds, heureusement juste une heure de traversée, en arrivant nous avons le plaisir de constater que nous pouvons nous amarrer sur une boule de mouillage, sécurisant quand le temps est comme aujourd’hui. Nous irons à terre en annexe, un peu mouillé par les vagues et le vent, peu de commerces pas grand-chose à voir, seule curiosité, le point de vue de l’église et le joli cimetière.

Samedi 9 juillet.
 Départ à 9 h pour Skradin. Joli village se situant au fond du lac Prukjansko jezero, difficile d’imaginer qu’il était complètement ruiné en 1995 à la fin de la guerre, on note quand même que les tuiles des toits sont bien neuves ! Le village se trouve juste à l’entrée du parc naturel de Krka. Après la remontée de la rivière le passage sous un pont impressionnant, la traversée du lac nous arrivons à la marina ACI ou nous pouvons nous amarrer sans problème, cul à quai sur pendille comme d’habitude, nous maîtrisons maintenant parfaitement la manœuvre. Une petite balade l’après-midi dans le village ou nous retrouvons de nouveau Jean-Jacques et sa bande, pas de curiosités touristiques, très peu de commerces.

Dimanche 10 juillet. Nous partons dès 8 h en bateau promenade pour le parc naturel de Krka (aucun bateau privé n’est autorisé), nous arrivons aux chutes d’eau et les remontons à pieds, une des merveilles naturelles de la Croatie, le parc national a été créé en 1985, il se compose principalement de la rivière Krka et de ses rives. Tout au long de son cours elle a profondément entaillé le plateau en une série de spectaculaires cascades, le spectacle est prodigieux et le parcours balisé parfaitement sécurisé, une véritable promenade dans le jardin d’Eden ! Il y a des moments magiques ou l’eau sourd de partout sous des formes extrêmement variées : 

paisible, bruissante ou furieuse au milieu d’une végétation complètement folle. Se côtoient dans ce milieu, dans une cohabitation harmonieuse, 830 variétés de plantes, 18 espèces de poissons, nombres d’oiseaux, de reptiles, de batraciens, qui ne devraient pas être si voisins. Beaucoup d’espèces en danger s’épanouissent ici comme les chauves-souris, 18 espèces, un record ! En redescendant les filles se baignent en bas de la cascade l’eau est pure et parfaitement potable. Nous redescendons à midi à Skradin et nous mangeons au restaurant avec les 2 C (Claude et Colette). Le soir nous prenons l’apéritif sur le bateau de Jean-Jacques et Françoise. Une vraiment belle journée.

Lundi 11 juillet. Nous quittons Skradin avec un petit pincement au cœur, nous serions bien restés un peu plus longtemps mais le calendrier tourne et il faut y aller, nous avons encore beaucoup de choses à voir. Direction Sibenik. Nous descendons la rivière et juste avant d’arriver au lac, nous sommes confrontés à un gros orage, c’est la première fois que ça nous arrive en bateau, absolument spectaculaire, des trombes d’eau, une visibilité réduite à quelques mètres, de violentes rafales de vent, nous pénétrons ainsi dans le lac et merci le GPS, sans lui nous ne saurions pas quelle direction prendre. Nous terminons la traversée, l’orage se calme. Nous arrivons à Sibenik, Jean-Jacques y est parvenu avant nous et nous aide pour notre place de port et notre amarrage. Comme d’habitude nous sommes sur pendille mais pas d’eau ni d’électricité, pas grave nous avons fait les pleins à Skradin. Essaime est arrivé avant nous, Seawitch nous suit.

L’après-midi nous visitons la magnifique cathédrale Saint Jacques, la plus grande de Croatie, puis nous escaladons des volées de marches pour parvenir au château Sv Ana très en ruine aujourd’hui qui nous permet d’admirer depuis sa plus haute terrasse un panorama unique sur la vieille ville, la forêt de tuiles rouges, les églises, la cathédrale, les 2 presqu’îles encadrant le canal St Antoine (qui permet d’accéder à Sibenik après avoir passé la forteresse St Nicolas).

 

Après cette grande balade, nous faisons le tour de l’immense marché, du jamais vu ! Nous pouvons acheter tous les produits qui nous sont nécessaires.

Mardi 12 juillet. Nous quittons Sibenik pour le mouillage de Kaprije, il est 10 h, il fait mauvais couvert et venteux, voile et moteur 12 MN en 2 h 40, le mouillage est correct, une petite pluie nous accueille. Possibilité de se mettre sur pendille au ponton, l’île était autrefois couverte d’arbres mais ils furent abattus pour fournir du combustible aux fours à chaux. Nous sommes en face de l’unique village (Kaprije) qui s’étage de la colline avec quelques constructions en bas près du port. Demain nous serons dans les îles Kornati.

LES ILES KORNATI.

L’archipel le plus sauvage de la Croatie et le moins peuplé, 147 îles, îlots et gros rochers, paradis des plaisanciers et des amateurs de beautés âpres et sans fards, très peu d’herbe de très rares arbres. A distance elles se présentent comme des rangées de collines de couleur jaune pâle, cependant lorsqu’on se rapproche, la roche blanche apparaît de plus en plus, le matin au soleil levant certaines îles semblent couvertes de neige, un paysage vraiment lunaire. La mer est claire comme du cristal et malgré la présence des bateaux et des hommes il règne une impressionnante atmosphère de sérénité. Autrefois les îles étaient couvertes de forêts mais au fil des siècles elles furent détruites par le feu, les bergers provoquant des feux pour agrandir les pâturages des moutons et des chèvres, de grands incendies firent le reste de la destruction. En 1980 les îles devinrent un parc national, des usagers doivent acquitter un droit pour chaque journée passée dans les îles. 

Nous quittons le mouillage de Kaprije à 9 h, le temps est toujours couvert vent moyen 10 à 15 Nds sous voile nous tirons quelques bords puis longeons la grande Kornati et arrivons à Lavsa vers 12 h 30, le mouillage se fait sur bouée, nous utilisons notre mousqueton automatique pour la première fois, essai transformé, c’est super pratique. Nos camarades de croisière nous rejoignent un peu plus tard. Nous profitons de cette demie journée libre pour escalader la colline de Lavsa avec les filles, la vue est magnifique, j’en profite pour faire des photos, la descente dans les cailloux est très difficile, Julie y laissera quelques écorchures.

 

 

Après concertation avec Seawitch et Essaime nous décidons tous ensemble de manger dans un petit restau qui se trouve juste en face de notre mouillage. Pas de menu, pas de prix, avec bien du mal pour nous faire comprendre nous commandons du poisson avec des frites. Après une longue attente le poisson arrive, 1 par personne et de très grosse taille, nous le mangeons avec un bel appétit qui est coupé lorsqu’on nous amène l’addition elle est bien salée, le poisson se vend au poids, ça s’appelle se faire rouler !

Jeudi 14 juillet. Nous partons pour l’île de Spinate, il est 9 h 20, la mer est belle, un petit vent sympathique nous accompagne, nous traversons ces îles superbes avec un peu de tristesse, il va falloir bientôt repartir. Ce qui est remarquable ici c’est la possibilité de s’arrêter ou bon nous semble, il y a quantités de mouillages, c’est calme et serein, il faudrait pouvoir y passer beaucoup plus de temps, beaucoup de regrets pour nous autres voyageurs qui ne faisons que passer, j’espère bien y revenir un jour !
Nous arrivons à Spinate un peu avant midi et nous avons là aussi des bouées pour le mouillage, il y a du vent et c’est avec plaisir que nous rejouons du mousqueton. Nos camarades comme d’habitude arrivent un peu plus tard. Nous convions tout le monde à l’apéritif sur notre bateau, la décision est prise de repartir le lendemain matin, nous repasserons par Vis qui est un port ou nous pouvons faire notre sortie du pays. Claude décide de repartir avec nous, Colette doit être à Nancy avant la fin du mois d’août pour superviser des travaux sur l’immeuble où elle a son appartement. Guy n’est pas content, il comptait que Claude viendrait avec lui jusqu’à Venise.

Vendredi 15 juillet. Nous quittons Spinate et les îles Kornati à 6 h en direction de Vis pour une grande étape de 64 MN, la matinée s’étire très doucement au son du diesel le vent est paresseux, il tarde à se lever, à 11 h 53 nous pouvons mettre sous voile, nous remettons le moteur juste avant notre arrivée à Vis nous rentrons dans le port et c’est avec un bon vent de travers que nous devons nous amarrer pour 17 h après une bonne traversée de 11 h. notre parcours total entre les îles aura été de 316 MN. Après demain nous rejoindrons l’Italie.

Samedi 16 juillet. Notre dernier jour en pays Croate mis à profit pour faire le plein de gasoil, d’eau, de nourriture, recharger les batteries du bateau et les nôtres ! Il faut également que nous fassions nos papiers de sortie ce que nous ne pouvons faire en totalité, impossible de mettre la main sur le policier de permanence. Dans la soirée nous allons au restaurant avec nos amis de Essaime, nous mangeons de délicieux calamars grillés, les filles se régalent avec des pizzas sur le bateau en regardant un DVD.

Nous essayons encore en sortant du restaurant de mettre la main sur un policier sans plus de succès que dans la journée. Soudain du bateau des cris, nous venons de briser notre passerelle suite au passage d’un ferry.

Dimanche 17 juillet.
 Nous quittons Vis à 7 h ce matin direction Brindisi à 168 MN nous commençons cette traversée dans le petit temps au moteur, nous attendons vainement le vent, il ne se lève pas ou alors il est trop faible ou de face. Dans la nuit nous croisons beaucoup de bateaux, une traversée somme toute sans histoire mais aussi sans vent, merci au vaillant petit moteur. Nous arrivons à Brindisi il est 14 h lundi 18 juillet après 31 h de traversée. Nous devons attendre 15 h 30 pour pouvoir refaire le plein de nos réservoirs de gasoil et nous pouvons enfin amarrer à la marina de la Lega Navale italienne, par le plus grand des hasards je me retrouve à la même place que la dernière fois. 

Mardi 19 juillet. Nous prenons le bac et nous rendons boulevard Garibaldi (nous avons nos habitudes) pour y faire quelques courses, le supermarché suffit, il y a de tout et la viande est même vendue par un boucher ! le rayon pain est superbe, enfin de la bonne marchandise, je découvre qu’il manquait réellement beaucoup de choses en Croatie. La nourriture c’est bon pour le moral. Nous rentrons au bateau les bras chargés de victuailles. Le soir les filles restent au bateau avec pizza et DVD (les habitudes se prennent vite), nous allons au restaurant de la Lega Navale avec Claude et Colette nous mangeons des antipastis à volonté (sur une seule assiette) et poissons.

Mercredi 20 juillet. Nous quittons Brindisi à 6 h pour Santa Maria di Leuca, distance à parcourir 62 MN la mer est assez formée et le vent _ arrière de force 5. Le vent tiendra bon ses 20 nds en permanence, une traversée difficile de 10 heures mais nous prenons bien du plaisir, malgré les malades. Pour une fois nous avons du vent et dans le bon sens. Nous sommes amarrés dans la marina pour 16 h. c’est avec plaisir que nous retrouvons Santa Maria, nous sommes passés un peu vite lorsque nous montions vers la Croatie. Pour aujourd’hui nous allons nous contenté d’une petite virée en ville le temps de repérer les beaux immeubles de style baroque et les boutiques les plus intéressantes pour Catherine.

21 juillet. Le matin c’est pour le repos, nous décidons l’après-midi de nous mettre en route avec l’équipage de Essaime et d’aller à l’assaut des 283 marches de l’escalier de Mussolini, il fait beau et chaud, les pauses sont les bienvenues. Nous sommes récompensés de notre courage, nous avons une vue magnifique sur le port et la mer environnante. Nous découvrons également la Basilique Santa Maria consacrée par le pape Jean-Paul II. Nous prenons un verre à une terrasse, un mariage se prépare avec grandes robes, photographe, limousine etc. Nous ne saurons pas de qui il s’agit mais une chose est sure, nous étions là ! Nous quittons Santa Maria avec beaucoup de belles images mais aussi beaucoup de piqûres de moustiques. Prix de la nuit 46 €.

Vendredi 22 juillet. Nous quittons Sta Maria à 11 h après concertation nous avons décidé de rejoindre directement la Ionica Roccella sans faire escale à Crotone, nous en avons gardé de trop mauvais souvenirs. Il y a 126 MN à faire et nous passerons une nouvelle nuit en mer. Les 3 premières heures nous naviguons à la voile, c’est plutôt sympa, ça ne dure pas et nous mettons le moteur. Le vent tombe puis tourne, nous allons naviguer jusqu’au bout avec une mer formée et un vent de face de force 4, très désagréable, il faut accélérer le moteur pour avancer à petite vitesse. Nous arrivons à la Roccella à 15 h ce qui nous fait une traversée de 28 h, ce n’est vraiment pas un record ! Nous sommes fatigués par cette mauvaise nuit et heureux d’être enfin au port.

Dimanche 24 juillet. Catherine et Colette accompagnées de Julie toujours volontaire pour aller en courses, partent vers le village au supermarché, par chance il est ouvert (nous sommes dimanche), malheureusement pas de pain. Julie reste au supermarché pour faire le gardiennage des courses pendant que Catherine et Colette vont au village, encore un bon morceau de route sous un soleil de plomb. Elles rentreront toutes les trois chargées comme des mules.
Comme à l’aller je profite de cette escale pour faire la vidange et changer la turbine de la pompe à eau de mer. Claude fait comme moi mais impossible de démonter son filtre à huile, il casse sa clé de démontage puis la mienne. Pour y arriver il lui faudra percer de par en par la cartouche pour mettre une barre en travers et finalement retirer la récalcitrante. Le soir nous prenons l’apéritif sur Essaime puis pizzeria avec friture pour les adultes, pizza au mètre pour les filles.

Lundi 25 juillet. Départ 7 h pour les salines Ioniche, l’entrée du petit port est ensablée, nous allons tenter d’y faire un mouillage, Jean-Jacques nous a confirmé qu’une digue avait été dynamitée et qu’il est maintenant possible d’y rentrer. La navigation pour y arriver se fait au moteur, le vent est nul aujourd’hui. Nous constatons en arrivant que le passage existe bien et nous pouvons mouiller tranquille. L’eau est très claire et nous en profitons bien pour nous baigner et inspecter la coque.

Mardi 26 juillet. Nous quittons le mouillage des salines Ioniche pour le détroit de Messine et la destination de Tropéa que nous avions décidé de visiter cette année. Pas de vent jusqu’au détroit, le courant est dans le bon sens, un plaisancier sympa nous a communiqué à la Roccella les horaires des marées, nous mettons ces indications à profit. Nous faisons de belles pointes de vitesse dans la sortie du détroit. Une surprise nous attend dès notre entrée dans la mer Tyrhénienne au moment ou nous mettons sous voile le vent se lève et atteint vite la force 6, par chance nous sommes au portant et c’est sous grand voile arisée et génois que nous fonçons sur Tropéa, nous mettrons moins de 7 heures pour faire ce parcours de 44 MN . En arrivant nous faisons le plein de carburant, la station est dans l’entrée de la marina et nous trouvons sans problème une place où nous amarrer Le port est tout neuf, très confortable, sanitaires, douches, laverie, eau et électricité. Une jolie petite plage juste à côté et une navette très bon marché nous permet de monter jusqu’au village sans fatigue.

Mercredi 27 juillet.
 Nous prenons la navette pour visiter le village et faire quelques courses. Le point de vue est comme toujours admirable en méditerranée, une eau très claire et turquoise qui invite à la baignade, de jolies maisons accrochées au bord de la falaise, c’est très spectaculaire. Il semble qu’il manque de l’argent pour remettre en état des bâtiments qui en valent vraiment la peine, c’est bien dommage. Beaucoup de boutiques à touristes qui font étalages de produits régionaux, ici le piment rouge est maître comme le limoncello (liqueur de citron délicieuse) que nous boirons sur glace à la fraîche. Nous pouvons nous ravitailler, nous trouvons un boucher chez lequel nous achetons des cuisses de poulet et des steaks qu’il nous coupe à la trancheuse à jambon ! Je me procure enfin du gaz difficile à trouver en Croatie. Les filles profitent de cette journée pour faire le plein de plage avec Colette. Au soir de cette journée nous prenons l’apéro sur Essaime puis allons tous dans une pizzeria manger une friture, c’est pas terrible ! Tarif du port 38 € la nuit.

Jeudi 28 juillet. Nous partons de bon matin pour la destination de Cétraro, toujours pas de vent, une étape classique au ronron du diesel. Comme l’an dernier nous mouillons à l’entrée du port en retrait de la digue côté plage. Il y a plus de profondeur mais l’entrée du port est toujours aussi délicate avec l’ensablement. Ce port est gratuit mais pas terminé, possible d’avoir de l’eau mais pas d’électricité. Les filles se baignent et jouent avec le ballon (Némo) acheté à Tropéa.

Vendredi 29 juillet. Nous partons pour le petit port de Scario, il est minuscule, très joli et sympa, c’est une station balnéaire assez prisée vu le nombre de bateaux moteurs au mouillage à l’extérieur. Pas de curiosités touristiques particulières. Nous sommes assez loin du quai, prudence oblige, les fonds sont rocheux et ils remontent très vite, heureusement la solidarité des plaisanciers est là, notre voisin un anglais nous permettra de passer par son bateau pour rejoindre le ponton. Tarif de la nuit 25 €.

Samedi 30 juillet. Nous quittons le port de Scario en direction d’Agropoli (42 Mn), cette destination nous a été conseillée je ne me rappelle plus par qui, c’est tant mieux, le conseil n’étant pas du tout judicieux. Le guide Imray signale qu’il existe un quai pour les bateaux de passage, il est gratuit mais sans eau ni électricité, il faut s’y garer sur ancre et cul à quai, nous allons vers le fond du port, nous ne trouvons personne pour nous accueillir, finalement un quidam nous aide à accoster entre 2 pontons, nous fournit eau et électricité avec des rallonges bricolées et nous demande en paiement immédiat la somme de 60€ bien entendu en liquide ! Nous ne disposons pas d’assez d’argent liquide Catherine décide de partir en quête d’un distributeur et de commerces. Pendant son absence, je lave le bateau sous le regard suspicieux de notre bonhomme qui a peur sans doute que nous partions sans le payer. A Agropoli chaque ponton est géré par un groupe nautique différent, les gestionnaires des pontons font donc ce qu’ils veulent.

 Essaime est aussi mal garé que nous et pour lui ce sera 60 € également. Nous décidons de partir demain matin en nous passant de la visite de la ville.

Dimanche 31 juillet. Nous partons vers Salerne, je découvre dès la sortie du port que le cap indiqué par mon pilote est inversé, impossible d’en trouver la raison, certainement une surtension provoquée par le temps orageux qui est le nôtre en ce moment, je ferai avec jusqu’à notre retour. A notre arrivée au port de Nettuno nous galérons de nouveau pour trouver une place, coup de chance un marinéro nous indique d’aller tout au fond du port, je m’y rends à petite vitesse, pas trop sur des fonds pour finalement nous garer dans une eau sale à des emplacements où il n’y a personne pour nous aider mais qui disposent du confort moderne. Nous apprenons dans l’après-midi que ce sont des emplacements réservés aux charters et on nous indique de ne pas rester plus d’une nuit (elle est gratuite), ce qui laissera le temps à Claude de négocier à la marina toute proche deux places pour nos bateaux. Nous resterons 6 jours à Salerne pour des raisons de météo et en profiterons pour visiter Pompéi, le Paestum et faire un tour en bateau promenade sur l’île de Capri.

Lundi 1er août. Nous quittons notre emplacement gratuit, allons à la station service faire le plein des bateaux, nous rendons à la marina pour prendre nos places réservées. Nous savons que nous pourrons rester quelques jours ce qui nous rassure pour les visites que nous comptons faire et qui sont déjà prévues depuis l’an dernier. Ce premier jour est mis à profit pour nous renseigner sur les moyens de se rendre à Pompéi et au Paestum, assez simple, il y a toute la journée une ligne de bus urbains qui font le trajet sur ces deux destinations. En repassant par le port nous apprenons qu’un hydrofoil fait l’aller et le retour dans la journée pour Capri, c’est parfait nous sommes parés.
En rentrant nous passons devant le ponton « charters » et découvrons nos amis Denise et Jacques Dufournaud amarrés à cet endroit, ils reviennent de Malte enchantés, nous espérons nous y rendre l’année prochaine.

Mardi 2 août. Départ pour Pompéi, nous arrivons par le bus N°4 vers 11 h 30 et décidons de manger avant d’attaquer cette grosse visite. Les ruines sont impressionnantes, enfouies pendant des siècles sous les cendres et la poussière de l’histoire. Ce n’est qu’en 1748 que Charles de Bourbon ordonna des fouilles systématiques, 

Pompéi et Herculanum sont les témoignages uniques au monde de la vie romaine en 79 après JC. Ce ne sont pas seulement des ruines que nous visitons mais aussi la perception du mode de vie des populations antiques. A surtout ne pas manquer pour le visiteur qui vient en Campanie. Nous rentrons au bateau en fin de journée, fatigués mais plus riches de connaissances !

Mercredi 3 août. Même bus pour nous rendre au Paestum, peu de monde, il fait très chaud, peut-être en est-ce la cause. Notre bus tombe en panne en rase campagne, pendant une demi-heure nous attendons la dépanneuse mais sur un nouvel essai du chauffeur le bus redémarre et nous dépose enfin à destination. La ville fut fondée par les Grecs en 600 avant JC, ce sont les plus beaux vestiges grecs de l’Italie reposant dans leur majestueuse solitude depuis 1600 ans. Les temples peuvent rivaliser avec les plus beaux. La visite du site est assez rapide mais les vestiges sont formidables le musée est absolument à voir, il est climatisé ! Nous mangeons dans une petite pizzeria à midi, le soir nous rentrons au bateau à 20 h.

Jeudi 4 août. Départ pour Capri avec l’hydrofoil, il est 11 h, c’est la première fois que nous prenons ce genre « d’engin » assez spectaculaire surtout lorsque la mer est houleuse comme aujourd’hui. L’île est très belle, nous l’escaladerons à pieds, dommage qu’elle soit envahie par la « jet-set » et les boutiques de luxe. Je trouve une douchette pour mon bateau, un vrai miracle, nous étions en panne depuis quelques jours. Nous repartons à 20 h par le même bateau « Capri c’est fini » et ça ne vaut plus le détour, dommage que l’argent détruise la beauté originelle par des constructions anarchiques et pas contrôlées.

Vendredi 5 août. Impossible de quitter la marina, le vent souffle en force 7. un incendie se déclare dans les collines toutes proches, il prends beaucoup d’ampleur et nous recevons même des cendres sur le pont du bateau. Fortes pluies dans la nuit. Coût de la marina 35 € la nuit, c’est raisonnable, il y a eau et électricité mais pas de sanitaire ce n’est pas gênant le bateau est bien équipé.

Samedi 6 août. Nous reprenons la mer pour la petite île de Procida, nous y arrivons au mouillage à 16 h, très couru au moins 200 bateaux. Ils partiront petit à petit au fil de l’après-midi, il ne restera plus qu’une douzaine de voiliers pour la nuit. Le village est vraiment très mignon, typique de la région, un camaïeu de couleurs très agréable à l’œil. Le mouillage est calme et agréable nous y passons une très bonne nuit. 

Dimanche 7 août. Nous reprenons la mer sans avoir regonflé l’annexe pour une visite sur l’île, c’est dommage nous sommes vraiment trop paresseux ! Direction Circéo. Il est 16 h lorsque nous pénétrons dans la marina, c’est déjà un peu tard, les ports sont envahis au mois d’août, les italiens prennent tous leurs vacances en même temps. Nous tournons un petit moment avant que les marinéros nous prennent en charge, ils nous casent avec un chausse pieds dans un coin où il nous faudra l’aide de Claude pour ressortir le lendemain matin. Nous avons l’électricité, l’eau mais il faut faire la queue pour avoir le tuyau. Les sanitaires sont très loin. L’avitaillement correct sans plus. Le port est saturé impossible de croire qu’ils puissent y mettre autant de bateaux, je pense que la proximité des îles Pontines y est pour beaucoup. Tarif du port 35 €.

Lundi 8 août. Petit déjeuner de bon matin et départ pour la ville éternelle. Nous atteignons le nouveau port « Porto Di Roma » à 15 h , nous faisons le plein et prévenons les marinéros (orméggiatori en italien) qui nous attendent et nous aident à rejoindre la place qui nous est allouée. Le quai est très haut, nous galérons un peu depuis la perte de notre passerelle en Croatie (Vis) pour trouver des planches nous permettant de débarquer. Nous faisons le tour du port à pieds il est très bien équipé en commerces, boutiques et restaurants. Nous découvrons que c’est le lieu de flânerie favori des habitants de la ville d’Ostie. Le soir c’est un endroit très animé.
Nous nous rendons à la capitainerie pour faire enregistrer notre entrée et obtenir le passe pour l’accès au ponton et aux sanitaires. Nous profitons de la visite pour avoir des renseignements concernant notre déplacement sur Rome. Une dame charmante et qui de surcroît parle le français nous indique qu’il suffit de prendre un billet au tabac sur le port, que ce billet nous servira pour les trois moyens de transports,

bus à la sortie du port, train jusqu’à Rome et métro pour nous rendre à l’endroit choisi. Ni une ni deux nous allons au tabac et découvrons que le billet ne coûte qu’un euro, nous avons choisi le bon endroit pour notre escale.

Mardi 9 août. Départ 8 h direction Rome, le bus à la porte de la marina, puis le train et enfin le métro station Colisée. Visite des monuments toute la journée, nous mangeons près du Vatican (très mal et très cher). Nous voyons beaucoup de très belles choses nous ne retiendrons pas tout !
Mercredi 10 août. Nouveau départ en visite, cette fois-ci le métro nous dépose à la station Pyramide, visite de la pyramide de Cestius, les thermes de Caracalla grandioses, la basilique St Jean de Latran et son cloître somptueux. Avant de rejoindre le bateau nous cherchons un resto avec bien du mal nous trouverons une pizzeria sans pizza le midi, nous y mangeons quand même de très bonnes salades. Puis de nouveau train, bus et retour bien fatigués à la marina.

Liste non exhaustive des monuments que nous visitons ces deux journées :
La place du Capitole où se dresse l’imposante statue équestre de Marc Aurèle, l’escalier du capitole avec les statues des Dioscures et le palais sénatorial abritant le plus ancien musée du monde (le musée du capitole), le monument grandiloquent de Victor Emmanuel II, le Colisée, l’arc de triomphe de Constantin le plus grand jamais construit à Rome, magnifiquement sculpté, 21 m de hauteur, 26 m de largeur et 7 m d’épaisseur. Le forum avec le temple de Vénus et de Rome, l’église Santa Romana avec son clocher particulier, l’arc de triomphe de Titus élevé à la mémoire de la victoire contre les juifs en 70 après JC, le temple de Vesta, la maison des vestales, le podium du temple de Jules César, le temple de Saturne, la colonne de Phocas, la Curie construite en briques où siégeait le Sénat et ses bas-reliefs, la fontaine de Trévi la place Navone avec la fontaine du Maure et la fontaine du Neptune, le Vatican ou plutôt la place St Pierre (sans le Pape parti aux journées mondiales de la jeunesse) au centre, un obélisque flanqué de deux fontaines. 

Une colonnade entoure la place où se dressent 140 statues colossales de saints. Pour visiter la chapelle Sixtine, une foule interminable nous fera passer notre chemin. Trop de monuments pour seulement deux journées, il faudra décanter, étudier nos documentations et revenir !
La météo est mauvaise pour demain nous ne pourrons pas partir.

Jeudi 11 août. Fortes pluies et siroco aujourd’hui, bonjour le bateau, il est bon à laver. Nous profitons de ce jour supplémentaire pour nous reposer la tête et mettre un peu d’ordre dans nos notes. Nous allons payer le port et rendre nos passes, 40 € la nuit, ce n’est pas cher pour une marina de cette qualité, nous y reviendrons.

Vendredi 12 août.
 Nous quittons ce port si accueillant pour Cap Argentario 60 MN plus loin, la mer est encore bien formée et le vent soutenu force 4/5 avec des pointes à 6, vent d’ouest, nous faisons le parcours à la voile. Nous arrivons au mouillage vers 15h, la petite baie est calme et très jolie, château en hauteur et village sur la colline, la nuit sera douce.

Samedi 13 Août. Nous sommes réveillés ce matin par un ballet d’hélicoptères bombardiers d’eau, un incendie s’est déclaré sur la colline tout près de nous, le travail des Hélicos est remarquable de précision, lorsque nous quittons le mouillage le feu est pratiquement éteint.
Nous partons vers 7 h 30 pour l’île d’Elbe au moteur le vent est complètement tombé nous y sommes à 16 h de nouveau au mouillage sur la côte sud de l’île, nous ne pouvons y passer qu’une seule nuit un nouvel avis de coup de vent est annoncé, nous devons rentrer, nous reviendrons une autre fois.

Dimanche 14 août. Comme à notre habitude nous partons au petit matin pour Macinaggio, Corse nous voilà de nouveau ! le vent est absent, la mer calme au départ. Vers 10 h nous laissons Capraïa sur tribord, à 13 h nous sommes en vue du cap Corse, la mer est plus agitée, à 14 h nous arrivons au port et sommes refoulés, pas de place, il faut nous mettre au mouillage. Heureusement il est encore tôt et nous pouvons choisir une place pas trop exposée, le vent s’est levé il faut nous y reprendre à 3 fois pour bien crocher l’ancre. A 17 h 30 j’enregistre une rafale à 32 Nds, à 23 h 35 Nds, à 3 h du matin 38 Nds, toute la nuit je surveille mon GPS et mon mouillage, l’ancre tient bon, une nuit bien difficile.

Toujours pas de place au port le lendemain matin, le vent est un peu calmé, nous pouvons profiter avec les filles de cette jolie crique pour nager et nous reposer dans un environnement superbe. La nuit suivante est calme jusqu’à 3 h du matin, nous sommes réveillés par une méchante houle qui nous prend par le travers, nous roulons bord sur bord, c’est la grande lessive jusqu’au matin !

Mardi 16 août. Nous pouvons enfin rentrer au port pour avitailler le bateau après 4 jours de mouillages consécutifs, il en a bien besoin, une place nous est offerte, nous la refusons et faisons une simple escale technique pour les pleins, nous paierons 8 € pour 2 h d’amarrage. Catherine peut faire ses achats, plus d’argent dans le distributeur de billets de Macinaggio, les commerçants n’acceptent que le liquide, nous devons faire la vidange des tirelires de Julie et Manon pour pourvoir au nécessaire !

La météo pour 24 h est excellente, nous décidons de partir directement vers Hyères, traversée de 149 MN, nous passerons la nuit en mer. Nous partons sous voiles pendant la première heure puis c’est le moteur nous n’arriverons plus a trouver assez de vent jusqu’à notre arrivée à Hyères. Beaucoup de feux de bateaux tout au long de cette nuit par ailleurs très calme. La lune se couche à 3 h du matin, un peu tôt pour la visibilité. Nous sommes dans le port et amarré à 12 h 30, parfait c’est juste l’heure de l’apéro. L’après-midi je répare la pompe de vidange de la douche complètement bouchée par des cheveux (les miens sans doute). Nous prenons l’apéritif sur le bateau de Claude et Colette puis restaurant pour notre dernier repas avec eux et visite digestive du port.

Jeudi 18 août. Je fais la grande lessive du bateau avec Catherine et nous décidons de partir pour le Cap. Nous faisons nos adieux à Claude et Colette, une petite larme au bord de l’œil, nous avons eu vraiment beaucoup de plaisir à cette navigation de retour partagée, nous espérons bien rester en contact et nous revoir, qui sait une autre fois, sur une autre mer ? Nous prenons le départ un peu triste, ce grand et magnifique voyage s’achève, le cœur gros nous quittons la passe d’Hyères, vent force 4 dans la rade, sous voile nous filons vers la petite passe de Porquerolles. Nous continuerons voiles et moteur jusque 20 h puis moteur seul vent de face, la mer est agitée et se calme vers le cap Sicié, 5 h du matin le vent se renforce toujours de face pour atteindre 25 et même 30 Nds sur la fin, une vraie galère, le bateau tape nous avons mal pour lui. Pour notre retour au Cap ce n’est vraiment pas sympa ! nous arrivons enfin au port, il est 9 h notre voyage est terminé.

 

EN RESUME LE VOYAGE EN CROATIE SE DECOMPOSE COMME SUIT :

– Départ le vendredi 27 mai après-midi juste après la sortie d’école
– Parcours vers la Croatie en 3 semaines, arrivée à DUBROVNIK le 17 juin
– 1089 milles parcourus
– 10 étapes
– 6 nuits en mer.

Nous passons un mois dans les îles Croates, d’où nous repartons le 17 juillet

– 316 milles parcourus
– 18 étapes
– 14 mouillages

Départ de Croatie le 17 juillet pour la remontée de l’Italie, arrivée au Cap le 19 août

– 1164 milles parcourus
– 17 étapes
– 4 nuits en mer
– 7 mouillages

AU TOTAL NOUS AVONS PARCOURU 2569 MILLES EN 85 JOURS AVEC 
10 NUITS EN MER, 45 ETAPES ET 21 MOUILLAGES

UNE VRAIMENT BELE ET GRANDE AVENTURE

Le REPOS DES EQUIPAGES A USTICA, UN JOYEUX REPAS

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